vendredi 3 février 2012

« Mourir.. Dormir, rien de plus... Et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. » ▬ SHAKESPEARE, Hamlet.

 
    Nous nous berçons de rêves, croyant trouver la vérité dans un monde peuplé de leurres. Nous ne sommes que des gamins noyés dans l'illusion d'ailleurs. Ainsi, certains se refusent à elle tandis que d'autres s'y noient. Je n'ai pas encore choisi mon camp pour ma part. A quoi bon ? La noyade me donne la nausée, le refus n'est plus plausible désormais. L'attente m'est insoutenable et je ne sais même plus quelle en est la cause. Liberté ou désespoir ? La finalité peut paraître bien cruelle. La vie est bien trop sérieuse voyez-vous. Comme disait Wilde, elle est trop importante pour être prise sérieusement. Alors je cesse de penser et je souris. Je souris toujours plus jusqu'à en avoir des crampes, et je me moque amèrement des grandes tirades d'autrui. Tout n'est pas beau, et la naïveté des jeunes filles en fleur me pousse à l'orgueil. Serais-je donc la seule à me rendre compte de ce qu'il se passe. Vous êtes piégées, et cette peine douceâtre est en train de devenir mienne à mon grand dam. Mais qui suis-je pour faire ma grande moralisatrice ? Personne j'en suis consciente. Ainsi, je vous abandonne à vos plaisirs éphémères.

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